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INFRASTRUCTURE
La Banque mondiale réhabilite les routes
L’état des routes dans la plupart des grands axes du pays est lamentable à cause du manque d’entretien
Une enveloppe de 66 millions de dollars sera destinée à la réhabilitation de routes nationales. L'argent vient de la Banque mondiale.
Une bouffée d'oxygène pour l'entretien des routes du pays. Selon le colonel Botomanovatsara, ministre des Travaux publics, la Banque mondiale va financer la réhabilitation de quelques routes nationales qui ont été endommagées durant la dernière saison cyclonique. L'institution prévoit une enveloppe d'un montant de 66 millions de dollars pour la réalisation de travaux d'urgence sur certains axes. D'après le ministre, les Routes nationales 7, reliant Antananarivo-Toliara, 4 qui va vers Mahajanga, et 6 relient la capitale et Antsiranana, seront concernées par ces travaux, qui devront débuter dans quelques semaines.
« Le ministère des Travaux publics s'occupe, uniquement, de la partie technique comme la conception et le lancement des appels d'offre, ainsi que le contrôle. Les bailleurs de fonds gèrent, directement, toute la partie financière », a expliqué le colonel Botomanovatsara, joint au téléphone.
Cette information met fin à de vives inquiétudes soulevées par l'état des infrastructures routières du pays, notamment du réseau national. Depuis le début de la crise politique, l'entretien de ces axes a été quelque peu négligé à cause du manque de moyens de l'État. Le non-paiement par les compagnies pétrolières de la redevance prélevée sur la vente de carburants en faveur du Fonds d'entretien routier (FER) a, davantage, aggravé la situation. Des gros dégâts, laissés par les cyclones de l'année dernière, n'ont fait l'objet d'aucune réparation. Les usagers de ces routes craignent que, si rien n'est fait, elles ne résisteront pas à une nouvelle saison cyclonique qui s'annonce assez mouvementée.
Forte dégradation
« Des éboulements, des gros trous au milieu de la chaussée et des portions de route emportées par les torrents de l'année dernière ne sont pas encore réparés », a remarqué Mamonjy Rakotoarilala, un habitant de Toamasina.
La Banque mondiale a décidé de reprendre le financement de tous ses projets, au début de l'année 2012. Une décision prise après le constat de la forte dégradation de la situation socio-économique de la population malgache, qui s'éloigne des Objectifs du millénaire. Un programme appelé intermédiaire, qui devrait s'étaler jusqu'en juin 2013, avait été lancé. « Si nous ne faisons rien, le coût de l'inaction sera important », avait alors soutenu le représentant local de cette institution.
Aux dernières nouvelles, une restructuration a été mise en œuvre au niveau des interventions de la Banque mondiale. Des fonds non utilisés par les anciens projets seront affectés à des travaux d'urgence dans le domaine, entre autres, du développement rural et du transport, et c'est dans le cadre de ce deuxième volet que les travaux de réhabilitation des routes seront entamés. Aucune communication officielle n’est, cependant, faite pour l'instant, du côté de la Banque mondiale, sur ce sujet.
Mahefa Rakotomalala
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