Football - Arbitrage
Nampiandraza, un exemple de réussite
Hamada poursuit son ascension sur le plan international
Dix ans après ses débuts dans le métier d’arbitre central, Hamada Nampiandraza avait reçu à 27 ans le plus grand honneur de sa vie en étant invité à officier durant la Coupe d’Afrique des Nations 2012 en Guinée Équatoriale. Il s’agit de « l’apogée de sa carrière (néanmoins jusqu’à maintenant) », d’après lui.
Une carrière qui a commencé en 2002, l’année de l’obtention de son Bac et de son entrée à l’École Normale Supérieure à l’ANS Ampefiloha. Si Hamada a choisi de devenir arbitre, c’est parce qu’il a suivi les conseils d’un des membres de sa famille exerçant le même métier du côté de Mahajanga.
Et il a fait le bon choix vu son ascension. Lui qui a de nouveau été invité dans une compétition continentale, en l’occurrence, la CAN 2013 en Afrique du Sud. Il ralliera la nation Arc-en-ciel, lundi.
Ses études à l’ENS dureront cinq ans. Entre temps, il commence déjà à officier durant des matches de la section d’Atsimondrano à partir de 2002. Et ce, après avoir réussi le test d’arbitre régional auprès de la Commission régionale des arbitres de la Ligue d’Analamanga. Avant de devenir arbitre national en 2004 après son succès au test initié par la Commission centrale des arbitres de la FMF et de commencer à diriger des matches du championnat d’Analamanga.
Pour ce qui est de sa carrière internationale, elle prend son envol en 2006 quand il est sélectionné parmi les arbitres pour les CJSOI de Maurice. Par la suite, il sera de nouveau aux CJSOI aux Seychelles en 2008, où il a notamment officié durant la finale. Toutefois, ce n’est qu’en 2010 qu’Hamada devient officiellement arbitre international après avoir réussi le test linguistique (NDLR : Anglais et Français), technique et physique organisé par la Commission Centrale des Arbitres de la Fifa.
Son premier tournoi international se déroule en Afrique du Sud où il dirige deux matches de phase de poules et la petite finale de la CAN U20 2011. La même année, il s’envole également pour le Maroc afin d’arbitrer deux matches de phase de poules et la finale de la CAN U23.
Prestations convaincantes
Deux ans suite à sa promotion internationale, Hamada est sélectionné pour une compétition sénior, en l’occurrence la CAN 2012, où il dirige une rencontre de phase de poules. Ses prestations convaincantes lui valent d’être sélectionné de nouveau pour l’édition 2013, à seulement 28 ans.
Pour arriver à ce niveau et intégrer le cercle fermé des meilleurs arbitres du continent, il lui a notamment fallu passer par deux formations de recyclage en 2011 en Egypte, à savoir un stage de Jeune Talents et un autre d’Arbitres Élites. Et ce, avant de prendre part au stage de haut niveau au mois de décembre au centre technique national de Carion.
Malgré les apparences, la vie professionnelle d’Hamada n’a pas toujours été rose. Il se souvient entre autres de la finale de la CAN U23 au Maroc, qu’il juge comme étant le moment le plus difficile de sa carrière.
« J’ai été trop tolérant et ma prestation ne m’a pas du tout satisfait. Et après, j’ai essuyé de nombreuses critiques de la part de l’instructeur en charge de mon évaluation », explique-t-il. Sans oublier la difficulté à gérer la pression de tous les côtés. En effet, en tant qu’arbitre central, il est souvent sollicité par les dirigeants de club et autres personnalités du football pour « vendre des matches. » Ce qui témoigne du fait que le métier d’arbitre fait l’objet de nombreux embarras. Pour les surmonter à chaque fois, Hamada ne propose rien d’autre que la persévérance comme remède.
Haja Lucas Rakotondrazaka
Vendredi 11 janvier 2013