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Actualité Madagascar » Social » Lycée Rabearivelo
Lycée Rabearivelo
Les militaires dissuadent les grévistes
à l’arrivée des forces de l’ordre, les élèves ont été déconcentrés pendant l’examen blanc
Les grévistes du Sempama ont voulu faire sortir les élèves du lycée Rabearivelo
à Analakely. Les forces de l'ordre sont arrivées, perturbant l'examen blanc du bac.
Le Sempama poursuit sa conquête de manifestants. Hier, dès la première heure, les enseignants grévistes venant des régions sont arrivés au lycée Raberivelo à Analakely pour évacuer les élèves et rameuter leurs profs comme ils l'ont fait avec les autres lycées publics, mardi. Ils se sont présentés chez le proviseur, Charles Razafi­mahefa, mais celui-ci leur a donné son point de vue. « Je n'oblige pas les enseignants à donner des cours ou à faire la grève. Seulement, on est maintenant en examen blanc du bac jusqu'à demain (ce jour) », lance t-il. Une réponse qui n'enchante pas les enseignants du Sempama. 
Alors que ces derniers étaient sur le point d'aller dans les salles de classes où les élèves font leurs examens, les forces de l'ordre de l'État-major mixte opérationnel régional (Emmo-rég) sont entrés dans l'enceinte du lycée. « On a 
déjà averti les chefs d'établissements que quand des manifestants viennent les perturber, ils doivent appeler les forces de l'ordre. Celles-ci sont prêtes à collaborer avec nous », affirme le secrétaire général du ministère de l'Éducation, Pascal Rabetahina. 
Réunion décisive 
Aucun incident n'est survenu, mais perturbés, les élèves sont sortis des  salles en huant les forces de l'ordre. Les grévistes sont partis et certains enseignants ont également quitté les salles.
Les cours et les examens sont interrompus et cela, non seulement pour hier. « Au mois de mai, on a eu trois semaines de suspension des cours. Aujourd'hui, la majorité des enseignants sont revenus, sauf quelques uns en terminale », poursuit le proviseur du lycée Rabearivelo qui affirme pouvoir faire le rattrapage après l'examen blanc du bac Les élèves, pour leur part démentent ce propos. « On fait semblant de reprendre les cours mais en réalité non. Soit le(a) prof ne vient pas soit il/elle est là, mais ne fait rien et nous, on ne rentre qu'à midi et à 18h », révèle une élève en première, mécontente de la situation. En terminale, les élèves confient également que les programmes scolaires ne sont pas encore terminés mais les sujets des examens blancs du bac sont limitatif. Dans les autres lycées, les élèves vont en classe mais on ignore ce que font vraiment les professeurs. Les enseignants syndicalistes, étant contre la reprise des cours dans les établissements d'Antananarivo maintiennent leur revendication sur les indemnités, la mise en place d'un comité de recrutement et d'affectation et surtout le report des examens. Concernant ce dernier, le secrétaire général du ministère de l'Éducation a indiqué que ce jour, le ministre Régis Manoro a une réunion avec les directions des écoles privées pour prendre une décision. 
Michella Raharisoa
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Chaque semaine, un sujet spécifique sera traité avec plus de spécificité, en tirant sur les textes législatifs et règlementaires, des inter­views et des reportages.

Presse
Code de déontologie des publications de L'Express de Madagascar

 

Puisque la liberté de la presse découle de deux droits humains fondamentaux, la liberté d’expression et le droit à l’information, elle nous donne des droits. Droits que nous ne saurons séparer des devoirs et responsabilités inhérents à la profession du journaliste. Le respect des droits d’autrui, les valeurs démocratiques, l’ordre public et le bien-être général sont les seules limites que nous nous imposons. Le code de déontologie du Groupe L’Express de Madagascar que nous présentons aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, définit les grandes lignes des principes que nous nous efforçons de respecter dans l’exercice de notre métier.

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Dopium du peuple
On l'aura deviné, dopium est un anagramme de podium, la circonstance s'y prête. L'ayatollah Ali Khomeini l'avait si bien dit au plus fort de la révolution iranienne en 1979 que la musique est l'opium du peuple. Il avait alors interdit la diffusion d'airs musicaux à la radio iranienne. Trente ans après, les faits lui donnent absolument raison. Il suffit pour s'en convaincre de flâner du côté d'Anosy tous les soirs où se tient depuis plus d'une semaine le fameux podium. Une reprise d'une tradition vieille de la Première république, à cette nuance près que l'original avait vu l'éclosion de grands artistes comme Big Henri Ratsimbazafy ou Sa Majesté Jérôme Randria lesquels s'étaient disputés la Renault 4 mise en jeu à l'époque. C'était un réel plaisir d'y aller. Il est vrai qu'à l'époque, il y avait une voiture toutes les dix minutes et que le civisme, fébrile héritage de la colonisation, avait interdit naturellement à tout un chacun de se servir des vespasiennes en plein air. La copie n'est hélas qu'une pâle décalcomanie où seul le nom restait mais dont l'esprit a changé du tout au tout. À Anosy, le podium occasionne une indescriptible désorganisation de la circulation. Déjà avec l'anarchie totale qui règne où taxis-be, charrettes, bicyclettes, camions font leur loi, il faut un sacré courage et surtout un self-control inébranlable pour résister à un accident vasculaire-cérébral qui vous guette à chaque énervement, sans oublier une vigilance de tous les instants pour se prévenir des voleurs à l'esbroufe qui écument les bouchons. Le risque est décuplé en période de fête. Les abords du lac Anosy, lieu de prédilection des gens de maison pour leur récréation et leur rendez-vous galant du week-end, sont impraticables sans risquer de se faire asphyxier par une forte odeur d'ammoniaque et de défécation. Et si la musique adoucit généralement les mœurs, ici on n'en absolument cure. Quelques-unes d'entre elles ont été victimes de viol collectif sous les yeux impuissants sinon envieux de l'ange argenté immobile pour la postérité, à l'issue d'une nuit où l'alcool coule à flot hors de tout contrôle et sans la moindre taxe pour l'État. Des mineurs s'en donnent à cœur joie, image d'une société en perte de repères et dépourvue de toute moralité. Un véritable capharnaüm où quelques gendarmes dont la peur n'est plus la première sagesse, ont laissé des plumes.  On sait que la Transition a grandement besoin d'expédients pour calmer les esprits face à son incapacité de gérer certaines situations comme les revendications syndicales ou l'insécurité. Les limites des forces de l'ordre sont mises à nu par l'audace des dahalo à Befotaka, où elles ont essuyé une raclée. Comme la Transition durera encore au moins un an à en juger le chronogramme des Nations unies, il faut trouver des astuces pour tenir le coup jusqu'aux élections. Le Tsena mora, le vary mora et le fety mora en font partie. Panem et circenses est plus que jamais d'actualité. Le tout est de savoir en faire bon usage. Alors que les endroits de la ville sont interdits aux opposants, sous prétexte qu'ils perturbent l'ordre public, en particulier le commerce et la circulation, et que le général Ravalomanana leur conseille d'aller sur la vaste place d'Andohatapenaka, pourquoi ne pas en faire autant pour le podium et les autres manifestations marquant la fête de l'Indépendance. Les concerts payants du lundi de Pentecôte qui ont réuni une foule énorme, ont montré que l'éloignement de la ville ne constitue point un obstacle pour ceux qui veulent s'enivrer et de se saouler à satiété. Tout le monde peut y trouver son compte sans causer le moindre désagrément. Contrairement à ce que veut faire accroire, ce n'est pas toute la population qui est accro de dopium, plutôt podium ou de feux d'artifice. Réduire les besoins des gens à ces accessoires superficiels, c'est justement les considérer comme des éléments négligeables de la société dont l'existence se limite à une semaine de spectacles gratuits, à quelques kilos de riz, une bouteille d'huile, un sachet de sucre, une couverture bas de gamme. Les provisions de quelques jours en attendant Noël et le prochain podium. 
Parlons réconciliation!
Ce serait une vraie arnaque intellectuelle et non moins historique (n'ayons pas peur des mots) contre les 20 millions d’habitants de Madagascar que d’insinuer que l’actuelle crise politique pourrait se résoudre par une rencontre entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. N’en déplaise aux dirigeants de la SADC et sauf leurs honneurs! En fait, ce serait donner trop d’importance et de pouvoirs qu’ils n’ont définitivement pas à ces deux personnes qui, sauf leur honneur respective, ne constituent que la petite partie visible du gros iceberg qui est en train de couler Madagascar. L’autre arnaque intellectuelle serait d’affirmer que la réconciliation ne peut représenter une solution à court, moyen et long terme au naufrage de tout un pays malgré les potentiels en ressources naturelles qui ne demandent qu’à être exploitées convenablement au bénéfice des intérêts communs. L’injustice qui mérite d’être réparée le plus rapidement possible à Madagascar, c’est que depuis 1972, les élites du pays, une minorité privilégiée somme toute, ont gouverné le pays comme bon leur semblait. Et ce, avec très peu de compte à rendre à la majorité de la population. En d’autres mots, les intérêts de cette minorité de « sachants» et de privilégiés sont devenus tout simplement les intérêts de Madagascar en tant qu’État. Je précise ici que je n’essaie d’aucune manière de remettre en question ces «intérêts » car, qu’on le veuille ou non, la majorité des membres de cette minorité de « sachants » et de privilégiés ont mis des efforts certains pour arriver, ne serait-ce que sur le plan individuel, là où elle est actuellement. Aussi, il faut ajouter qu’ils elles sont convaincu(e)s de la justesse de leurs actions. On a pensé bien faire dans la plupart des cas. Une chose est certaine, cela a marché et marche encore sur le plan individuel. Ne dit-on pas que la fin justifie les moyens? Je n’approuve pas du tout personnellement cette approche mais le pays a fonctionné de cette manière depuis 1972. C’est certainement la raison qui fait que Madagascar n’a pas connu en plus de 50 ans d’indépendance une guerre civile. À la base et au point de départ, on pensait bien faire même si les résultats sont là en 2012 pour démontrer au delà de tout doute l’échec cuisant des différents régimes qui se sont succédés au pays depuis 1960. Je parlerai d’échec au niveau collectif car sur le plan individuel, beaucoup ont pu tirer des profits de ces échecs. Les profits individuels ont donc agrandi ou aggravé l’intensité de l’injustice au lieu de l’atténuer. Il y a certainement plus de personnes qu’en 1972 dans le camp des « sachants » et des privilégiés mais il n’en demeure pas moins qu’ils sont toujours une minorité par rapport à l’ensemble de la ...
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