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Rock
Iraimbilanja en cinq chansons
Iraimbilanja est devenu un groupe mythique en trente ans de carrière.
L'un des groupes phares des années '80, Iraimbilanja, malgré des débuts laborieux, a atteint les sommets. Leur histoire en cinq chansons.
Trente ans de scène, cette année, pour le groupe Iraimbilanja, composé en partie d'une bande de frères. C'est dans les années '80 que les premiers morceaux de ce « rock band » ont sillonné les ondes des radios de la capitale et du pays. Leur musique n'a été jamais copiée, une signature qui est donc restée intacte. Pour Roger, Batata, Papay, Niry, Ragerda, le batteur charismatique qui a quitté le groupe, on peut affirmer qu'ils ont leur place au panthéon de la musique malgache. Histoire d'Iraimbilanja en quelques titres.

Sao ianao manantena (1982 – Niry) :
Cette année-là, le groupe ne s'appelait pas encore Iraimbilanja. « C'est notre premier morceau », évoque Batata, le deuxième guitariste du groupe. La bande, d’une moyenne d'âge de 21 ans, a commencé à voir des perspectives d'adulte. Ce qui a inspiré Niry. En gros, le message principal de Sao ianao manantena est de commencer à considérer l'avenir, car les parents disparaîtront un jour. « On en était là. On a grandi et on a commencé à réfléchir sur notre futur », ajoute Batata. Le groupe à travers ses textes s'adresse à sa génération en cette année 1982.

Rock Sos (1983 – Niry) :
Il y avait un cabaret dénom­mé Speedy à Antaninan­dro. Deux personnes, gérantes de ce lieu, Ntsoa et Dida, des dénicheurs de talent et grands amateurs de musique, allaient faire entrer à jamais Iraimbilanja, un nom trouvé à la va-vite en s'inspirant du groupe de rock américain Dollar, vers la voie de la célébrité. « Il y avait un concours intitulé Rock Ihany, organisé par les deux amis, et nous avons participé. Alors, on a décidé de créer ce morceau pour nous conformer au thème », précise Batata. À côté des Jeneraly, Kadradraka 2000 et tant d'autres, le groupe faisait encore référence de Petit Poucet. Toujours en 1983, lors d'un festival au théâtre de verdure d'Anala­maitso, le groupe s’est fait huer copieusement.

Telo sy efatra (1985 - Hery Mahefasoa) :
Deux ans après sa dernière apparition en 1983, Iraim­bilanja sort la chanson Telo sy efatra, une création de Hery Mahefasoa, le premier lead-vocal du groupe. Les familles nombreuses deviennent la hantise des gouvernants, Iraimbilanja propose à travers le morceau, de réduire la naissance à trois ou quatre enfants, d'où le titre.
« Nous même, étions issus d'une famille nombreuse », évoque Batata. Le 45 tours a fait une vente moyenne car en ces temps, le rock était encore une musique marginale.

Tao an-tsekoly (1985 – Papay) :
Iraimbilanja opère un virage. Si le groupe jouait seulement de la guitare et de la batterie, il décide de faire entrer le synthétiseur. Et le morceau Tao an-tsekoly, qui a servi de lièvre, a fait tilt. Au fil des années, il est devenu un incontournable d'Iraimbilanja, en restant sur les lèvres de cette génération qui a grandi avec la musique du groupe. Littéralement « À l'école », le texte met en scène les années collège, non sans humour.
« Papay était élève au lycée Gallieni à Andohalo. C'est en ces lieux qu'il s'est inspiré du morceau », souligne Batata. En 1989, c'est l'apogée pour Niry, Batata et compagnie.

Maninona moa (2012 – Roger) :
C'est le dernier morceau en date du groupe. Iraimbilanja a adopté un son plus épuré, plus « rock » en souvenir des années Sao ianao manantena. que confirme Batata. « Nous avons décidé de replonger dans notre enfance à travers ce morceau ». Le titre annonce la célébration du trentième anniversaire du groupe créé en 1983.Iraimbilanja donne rendez-vous à ses fans le
10 juin pour un grand concert à Antsahamanitra.
Maminirina Rado
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